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Dîme royale

In dessin on 11 août 2011 at 16:29

Dîme royale
C’est la crise. Comme on ne parviendra pas à diminuer les déficits, il faudra bien augmenter les impôts et diminuer les niches fiscales qui diminuent, elles, les rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat.
Cela ne vous dit rien?
En réalité, ce dialogue, adapté à la langue du XXIe siècle, est à peu de choses près ce qu’échangèrent Louis XIV et son intendant Vauban lorsque celui-ci tenta, dans la Dîme royale, de lui faire comprendre que la réforme de l’impôt était nécessaire, et en particulier que les plus riches devaient payer des impôts comme les pauvres, alors que la France se trouvait confrontée à une crise financière sans précédent provoquée par de mauvaises récoltes dues au mauvais temps, les guerres du Roi et l’introduction de biens manufacturés bon marché venus du commerce avec l’Inde qui provoqua une défaillance de l’industrie française naissante.
Que croyez-vous qu’il arriva?
Disgrâce, exil, punition de l’intendant, tandis que la dette de l’Etat continuait à se creuser.
N’y voyez aucune prédiction, on n’est plus en 1707!

Règle d’or

In dessin on 26 juillet 2011 at 09:58

Règle d'or
Nicolas Sarkozy aimerait une « large unanimité » (le mot n’est pas de lui, mais le lapsus de ma voisine de bureau est joli) autour de l’introduction dans la Constitution de la règle d’or de maîtrise des déficits. Il a écrit en ce sens aux parlementaires de tous bords afin d’obtenir un consensus.
Sur le fond, je suis d’accord que cette maîtrise est nécessaire.
Pour la forme, je ne suis pas certaine que ce point, plutôt d’ordre réglementaire, ait quoi que ce soit à faire dans une Constitution. Mais passons. La maîtrise des dépenses, bien que des progrès aient été faits remarque la Cour des Comptes, n’est pas le fort de l’Elysée depuis le début de ce mandat.
Est-ce pour faire passer la pilule de ses propres débordements que Nicolas Sarkozy arbore un large sourire (sans les dents) pour faire « de la pédagogie »? (et là, ce sont ses propres termes).